Une étude inédite menée par une chercheuse issue de la communauté ultra-orthodoxe révèle que près de 50% des Haredim israéliens souhaitent s'intégrer davantage à la société majoritaire, et qu'un homme sur quatre serait même disposé à effectuer un service militaire sous certaines conditions.
Ces conclusions, qui bousculent les idées reçues tant dans l'opinion publique que dans la communauté Haredi elle-même, ont été présentées pour la première fois lors de la conférence "L'avenir d'Israël" organisée conjointement par l'Université de Tel Aviv et la Fondation Kadar.
"Beaucoup de Haredim pensent qu'ils sont isolés dans leur désir d'intégration et craignent d'être stigmatisés par leur communauté", affirme le Dr Nahumi Yaffe, chercheuse ultra-orthodoxe au Département de politique publique de l'Université de Tel Aviv et auteure de cette étude pionnière.
L'enquête, qui a recueilli les témoignages de 1 200 participants représentant l'ensemble du spectre ultra-orthodoxe, identifie quatre groupes distincts au sein de cette population:
Les "très conservateurs" (27%) qui rejettent toute forme d'intégration et maintiennent un strict isolement médiatique et social
Les "Haredim israéliens" (27%) qui, tout en restant fidèles à leurs autorités rabbiniques, s'identifient aux symboles nationaux et aspirent à une intégration universitaire et professionnelle