Les États-Unis ont lancé samedi soir une vaste opération militaire combinant frappes aériennes et maritimes contre des dizaines de cibles houthies à Sanaa et Hodeidah, au Yémen. Selon le New York Times, citant deux hauts responsables américains, cette action constitue le "point de départ" d'une nouvelle campagne contre l'organisation terroriste, qui a récemment intensifié ses menaces contre Israël et les navires transitant par la mer Rouge.
L'offensive américaine vise principalement les radars, les systèmes de défense aérienne et les installations de missiles du groupe houthi. L'objectif affiché par l'administration Trump est la réouverture des voies maritimes internationales en mer Rouge, cruciales pour le commerce mondial. Des informations locales indiquent que la Grande-Bretagne participe également à ces opérations.
D'après les responsables américains, il s'agit de l'initiative militaire la plus significative depuis le début du second mandat de Donald Trump, constituant également un avertissement direct à l'Iran, soutien principal des Houthis. Les sources américaines précisent que les attaques, ciblant le vaste arsenal d'armes des Houthis – dont une partie est dissimulée sous la mer Rouge – "pourraient durer plusieurs jours et s'intensifier en fonction de la réponse des militants".
Le New York Times rapporte que certains conseillers du Conseil de sécurité nationale américain préconisent des frappes encore plus agressives contre les Houthis, avec pour objectif de leur faire perdre une part substantielle du territoire qu'ils contrôlent dans le nord du pays.
En réaction à l'offensive américaine, Nasr al-Din Amer, haut responsable houthi, a déclaré sur le réseau social X : "Sanaa restera le protecteur et le soutien de Gaza, et ne l'abandonnera pas, quels que soient les défis."
Dans une déclaration officielle, le président Trump a affirmé : "Aujourd'hui, j'ai ordonné à l'armée américaine de lancer une action militaire décisive et puissante contre les terroristes houthis au Yémen. Ils ont mené une campagne incessante de piraterie, de violence et de terrorisme contre les navires, avions et drones américains, entre autres. La réponse de Joe Biden a été d'une faiblesse lamentable, si bien que les Houthis, déchaînés, ont simplement poursuivi leur action."
