Lors de récentes réunions sécuritaires, Israël a examiné la possibilité d’élargir son soutien à la milice armée de Yasser Abou Shabab, active dans le sud de la bande de Gaza et qui défie le Hamas. Parallèlement, Tsahal se prépare à l’offensive sur la ville de Gaza et à l’évacuation de la population civile.
En juin dernier, l’ancien ministre Avigdor Lieberman avait révélé sur la chaîne N12 qu’Israël armait une milice gazaouie opérant à Rafah. Ses propos avaient provoqué une polémique, jusqu’à ce que les autorités finissent par confirmer l’information, en expliquant qu’il s’agissait d’un moyen d’affaiblir le Hamas. Depuis cette révélation, Abou Shabab s’est multiplié dans les médias israéliens et internationaux, se vantant d’avoir « créé une nouvelle réalité dans le sud de la bande ». « Pour nous, à Rafah, la guerre est déjà terminée », écrivait-il dans une tribune publiée par le Wall Street Journal.
Un haut responsable sécuritaire a décrit l’armement de cette milice bédouine comme un succès qui a déjà « sauvé la vie de nombreux soldats ». Selon lui, cette expérience née du terrain pourrait représenter une alternative crédible au Hamas et accélérer sa chute.
Dans le même temps, l’armée achève ses préparatifs en vue de la conquête de Gaza-ville et de l’évacuation de sa population, estimée à environ un million de personnes. L’objectif : concentrer l’aide humanitaire dans le sud de la bande afin d’inciter les habitants à s’y déplacer.
Le COGAT, le bureau du Coordinateur des activités gouvernementales dans les Territoires, a publié ce week-end un document détaillant l’élargissement de l’effort humanitaire, décliné en quatre volets principaux :