L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a découvert "une quantité importante de particules d'uranium naturel provenant d'un processus de traitement chimique" sur le site de Deir ez-Zor, selon un rapport de Reuters publié ce mardi. L'agence onusienne a transmis ces conclusions aux États membres sans pour autant en tirer d'interprétation définitive.
Le complexe en question avait été bombardé par Israël en 2007. Dès 2011, l'AIEA l'avait qualifié d'installation "très probablement" conçue pour abriter un réacteur nucléaire non déclaré, en violation des engagements internationaux de la Syrie. Le régime de Bachar al-Assad avait alors maintenu qu'il s'agissait d'une simple base militaire conventionnelle.
Face à ces nouvelles découvertes, les autorités syriennes actuelles affirment ne disposer d'aucune explication concernant la présence de ces matières radioactives. Elles ont toutefois accepté, en juin dernier, d'accorder un accès élargi au site pour permettre de nouveaux prélèvements.