Il y a 700 jours, des milliers de terroristes du Hamas et de Gaza ont franchi la frontière, massacrant 1 163 personnes — des nourrissons aux nonagénaires — avec une violence d’une cruauté inédite : viols, tortures, mutilations, décapitations. 251 Israéliens furent kidnappés et emmenés vers Gaza ; 48 restent encore otages, survivant ou mourant dans l’obscurité des tunnels.
Aujourd’hui, la mémoire s’impose dans tout le pays. Dès l’aube, des cérémonies se tiennent sur les lieux mêmes du massacre : au site du festival Nova, où des centaines de jeunes ont été abattus, et au kibboutz Be’eri, anéanti par les attaques. Le président Isaac Herzog, des rescapés et des proches des otages prennent la parole pour rappeler que le combat n’est pas terminé et que la libération des captifs reste une urgence nationale.
À Tel-Aviv, la « Place des Otages » est le cœur battant de cette journée. Une horloge électronique y décompte sans relâche le temps écoulé depuis le 7 octobre. Une table de Chabbat dressée avec des chaises vides symbolise l’absence, un tunnel reconstitué évoque les geôles souterraines du Hamas, et un « arbre des vœux » recueille les messages d’enfants venus du monde entier. Des milliers de personnes s’y rassemblent aujourd’hui pour allumer des bougies, chanter et brandir les portraits des disparus.