Tournant diplomatique majeur . moins d’une heure après l’arrivée de Donald Trump à la Knesset, Benyamin Netanyahu s’est entretenu au téléphone avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi — leur première conversation depuis juin 2023, quatre mois avant l’attaque du Hamas et l’éclatement de la guerre.
Selon un communiqué du palais présidentiel égyptien, le Premier ministre israélien participera finalement à la “Conférence pour la paix” de Charm el-Cheikh, aux côtés du président américain et de près de vingt dirigeants du monde entier.
Organisée conjointement par al-Sissi et Trump, cette rencontre — baptisée « Sommet de la paix de Charm el-Cheikh » — doit officialiser la fin de la guerre à Gaza et ouvrir la discussion sur la reconstruction et la stabilité régionale. Y participeront notamment Emmanuel Macron, Recep Tayyip Erdogan, le chancelier allemand Friedrich Merz, le Premier ministre britannique Keir Starmer, le secrétaire général de l’ONU António Guterres, ainsi que des représentants d’Italie, de Jordanie, des Émirats arabes unis, d’Arabie saoudite, du Pakistan, du Qatar et d’Indonésie. L’objectif affiché du sommet : « tourner la page de la guerre, consolider la stabilité régionale et ouvrir une ère de sécurité et de coopération », selon la présidence égyptienne.
En parallèle, Israël se prépare à recevoir le président indonésien Prabowo Subianto, attendu mardi ou mercredi. Un évènement historique : l’Indonésie, plus grand pays musulman du monde, n’entretient pas de relations diplomatiques officielles avec Israël. Mais, lors de son discours à l’Assemblée générale de l’ONU le mois dernier, Prabowo avait déclaré qu’il fallait « reconnaître, respecter et garantir la sécurité de l’État d’Israël pour parvenir à une paix véritable ».
« Reconnaître, respecter et garantir la sécurité de l’État d’Israël pour parvenir à une paix véritable », ONU.