Alors que le cessez-le-feu à Gaza a replacé Ankara au centre du jeu régional, la Turquie poursuit sa ligne ouvertement anti-israélienne. La cible cette fois : l’alliance stratégique entre Israël, Chypre et la Grèce.
Selon les médias turcs, le déploiement récent de systèmes de défense israéliens Barak MX sur l’île de Chypre a provoqué la colère d’Ankara, qui accuse Jérusalem de vouloir créer une « ceinture d’étranglement » autour de la Turquie et dénonce un supposé « occupation sioniste » de l’île.
Le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan, pressenti comme successeur d’Erdogan, a appelé à « dissoudre la coalition israélo-grecque-chypriote », avertissant : « La Turquie frappera la première si nécessaire. »
La tension s’est encore accrue après l’intervention turque dans la campagne présidentielle de la République turque de Chypre du Nord, reconnue uniquement par Ankara. Les autorités turques ont tenté d’y maintenir au pouvoir le président pro-Erdogan Ersin Tatar, mais c’est son rival, le laïc Tufan Erhurman, qui a remporté l’élection.
Selon plusieurs analystes, Ankara tente de présenter Israël comme une menace expansionniste, accusée d’acheter des terres à Chypre et de chercher à encercler la Turquie « par une conquête silencieuse, comme en Palestine ».