Une fresque monumentale aux couleurs du Hezbollah a récemment été dévoilée sur la place Palestine, au cœur de la capitale iranienne. L’affiche met en scène des combattants armés brandissant le drapeau de l’organisation terroriste chiite, debout sur un char détruit, accompagnés d’un slogan évoquant explicitement la « prochaine guerre » et une victoire annoncée contre Israël.
Selon le journaliste Roi Kais, spécialiste du monde arabe, cette mise en scène s’inscrit dans une logique de propagande assumée. Le choix de la place Palestine, haut lieu symbolique de la rhétorique anti-israélienne du régime iranien, souligne la volonté de Téhéran d’afficher publiquement son soutien au Hezbollah et à l’axe régional qu’il parraine.
Cette initiative intervient alors que les tensions restent élevées sur le front nord d’Israël. Tsahal poursuit ses frappes ciblées contre des infrastructures et des cadres du Hezbollah au Liban, tandis que l’organisation terroriste conserve, selon les évaluations israéliennes, des capacités militaires significatives, notamment en matière de missiles à longue portée.
Dans ce contexte, la fresque apparaît comme un message politique et psychologique, destiné autant à l’opinion publique régionale qu’à Israël. Elle illustre l’usage récurrent de l’espace urbain iranien comme outil de communication stratégique, mêlant symboles militaires, intimidation et glorification de la confrontation armée.