Le budget ordinaire finance notamment les activités liées à la coopération régionale, aux droits de l’homme et à l’aide humanitaire. Les opérations de maintien de la paix font l’objet d’un budget distinct, voté chaque année à partir du 1er juillet.
Officiellement, ces coupes s’inscrivent dans le cadre de l’initiative UN80, un vaste plan de rationalisation lancé à l’approche du 80ᵉ anniversaire de l’ONU. Dans les faits, la dynamique politique est largement portée par l’administration Donald Trump, qui plaide de longue date pour une ONU « plus petite, plus ciblée et plus efficace ». L’ambassadeur américain à l’ONU, Mike Waltz, s’est félicité de l’adoption du budget, évoquant 570 millions de dollars d’économies et la suppression de près de 2 900 postes, une réforme qu’il qualifie de « plus importante depuis trente ans ».
À compter du 1er janvier 2026, 2 900 postes seront supprimés dans l’ensemble du système onusien. Plus de 1 000 employés ont déjà quitté l’organisation dans le cadre de plans de départs anticipés. L’ONU reconnaît que la priorité est désormais de gérer la transition tout en garantissant salaires et droits sociaux. Ces coupes interviennent dans un contexte de forts arriérés de cotisations : fin 2025, les États membres cumulaient 1,586 milliard de dollars de dettes sur le budget ordinaire, une situation qui fragilise durablement le fonctionnement de l’organisation.
Si la réforme budgétaire ne vise officiellement aucun pays, elle s’inscrit dans une critique américaine ancienne de la partialité perçue de certaines instances onusiennes à l’égard d’Israël. Washington accuse régulièrement l’ONU, en particulier dans le domaine des droits de l’homme, de focalisation disproportionnée sur l’État hébreu. Cette approche a déjà eu des conséquences concrètes sur les structures palestiniennes dépendantes de l’ONU, notamment l’UNRWA, dont les financements américains avaient été suspendus sous la précédente administration Trump, puis à nouveau remis en question après le 7 octobre.
Les nouvelles orientations budgétaires américaines — qui privilégient des financements ciblés via des « pools » humanitaires — devraient réduire la marge de manœuvre des agences opérant dans les territoires palestiniens. Sans annoncer de coupes spécifiques, le recentrage vers des pays jugés prioritaires, comme l’Ukraine ou certaines régions africaines, risque de diminuer les flux d’aide disponibles pour les Palestiniens.
L’administration américaine assume cette inflexion comme un « reset humanitaire ». Le secrétaire d’État Marco Rubio a résumé la doctrine en des termes abrupts : les agences onusiennes devront « s’adapter, se réduire ou disparaître ».
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