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À Katmandou, une maison Habad contrainte de partir après 20 ans : le signal d’alarme d’un antisémitisme qui s’installe

Après deux décennies au cœur du Népal, un lieu central de la vie juive locale est forcé de fermer précipitamment. Une affaire qui dépasse un simple conflit immobilier.

2 minutes
5 janvier 2026

ParDelphine Miller

À Katmandou, une maison Habad contrainte de partir après 20 ans : le signal d’alarme d’un antisémitisme qui s’installe
Photo: Chabad Kathmandu (screenshot)

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Pendant près de vingt ans, la maison Habad de Katmandou a été un point d’ancrage essentiel pour des dizaines de milliers de voyageurs juifs, en grande majorité israéliens, sillonnant l’Asie après leur service militaire. Aujourd’hui, ce lieu emblématique n’existe plus sous sa forme historique.

Selon une enquête publiée par Ynet, le propriétaire du bâtiment a exigé l’évacuation immédiate des lieux, sommant les émissaires Habad, le rabbin Hezki Lifshitz et son épouse Hani, de quitter le site sans délai . La décision est intervenue après une série de pressions : suppression des panneaux en hébreu, hausse brutale du loyer et restrictions de plus en plus contraignantes.

Le rabbin Lifshitz confie que le propriétaire aurait justifié certaines exigences par la crainte de « paraître lié aux Juifs » aux yeux d’Iraniens présents dans le quartier, un argument qui, pour le couple, révèle un climat devenu hostile . Hani Lifshitz évoque pour sa part un sentiment clair : « on ne voulait plus d’une présence juive ici », parlant ouvertement d’antisémitisme .

Contraints de déménager en urgence, les responsables de Habad ont stocké leurs affaires et organisé les offices de Shabbat dans un hôtel, tout en recherchant activement un nouveau lieu dans la capitale népalaise . Malgré le choc, ils affirment leur intention de poursuivre leur mission au Népal, un pays longtemps perçu comme accueillant pour les voyageurs israéliens.

Au-delà du cas de Katmandou, cette affaire met en lumière une réalité de plus en plus fréquente : même dans des pays éloignés des foyers traditionnels de tensions, les symboles juifs visibles deviennent parfois indésirables. Un rappel brutal que la vigilance reste de mise, y compris là où l’on croyait pouvoir baisser la garde.


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