Depuis le début de la guerre à Gaza suite à l’effroyable pogrom du 7 octobre qui s’apparente lui à un génocide à la fois dans l’ampleur des massacres (plus de 1200 morts en quelques heures) et dans sa stratégie intentionnelle (tuer, supplicier, violer et torturer autant que possible), l’accusation est inversée à l’encontre de l’Etat d’Israël.
En fait, cette accusation infamante n’est pas fortuite. Elle est assumée et relève d’une stratégie bien huilée destinée à saper le fondement moral de la guerre de défense qu’Israël mène contre le terrorisme islamiste et djihadiste dont les relais en Occident se sont précipités dans la brèche pour en accentuer les effets au sein des opinions publiques.
Cette accusation de génocide est d’autant plus dénuée de fondements qu’elle est proférée immédiatement après le 7 octobre.
Al Jazeera ouvre le bal dans les premiers jours qui suivent le 7 octobre avant même que Tsahal n’entame son offensive terrestre qui a débuté, rappelons-nous le 27 octobre, en employant le terme de génocide qui va déferler sur les habitants de Gaza.
Sans aucun lien avec la réalité du terrain, l’accusation prend de l’ampleur dans les premiers jours de novembre 2023, l’Afrique du Sud dépose un recours devant la Cour internationale de Justice à La Haye qui se saisit de la plainte et débute une procédure qui, à ce jour, n’a toujours pas abouti.
La suite est malheureusement bien connue. Les réseaux sociaux, les universités, les mouvements d’extrême gauche, une partie des médias partout relaient l’infamie jusqu’à un Président de la République française qui l’acquiesce implicitement en prétendant lâchement qu’il appartiendra aux historiens de trancher sur la question.
L’accusation de génocide devient virale, elle s’ancre dans les esprits, alimentée par un décompte de victimes publié quotidiennement par le Hamas lui-même sans aucun lien avec la réalité du terrain.
Mais pour mieux comprendre l’ignominie de cette stratégie, il convient de la rapporter au silence accablant de la communauté internationale face à ce qui se passe depuis le début du mois en Iran.
Nous n’assistons pas à une simple répression violente de la part des autorités iraniennes et à l’étouffement de la contestation populaire mais bel et bien à un massacre d’une ampleur inégalée et sans précédent si ce n’est celui du 7 octobre en Israël.
Depuis fin décembre, nous savons que des dizaines de milliers de manifestants descendent dans les rues de toutes les grandes villes iraniennes pour exprimer leur opposition au régime des mollahs et exiger la démocratie et la fin de la dictature islamique.
La répression est brutale, le pays est retranché du monde. Internet est fermé, les communications internationales sont coupées, le régime s’arc boute sur une réponse sanglante.
Le 9 janvier, la lauréate iranienne du prix Nobel de la paix, Shirin Ebadi lance un avertissement sur la possibilité d'un « massacre sous couvert d'une coupure généralisée des communications », déclarant qu'elle avait déjà entendu des témoignages faisant état de centaines de manifestants tués en quelques heures seulement à Téhéran.
Cela rappelle les centaines de jeunes massacrés en quelques heures au Festival Nova.
Car la violence des islamistes est la même partout !
Les organisations de défense des droits de l’homme, les chancelleries occidentales évoquent des milliers de morts.
Le magazine américain Time affirme que jusqu’à 30,000 manifestants ont été tués en Iran entre le 8 et le 9 janvier.
A Toronto, le Centre international des droits de l’homme (ICHR) affirme que 43,000 personnes ont été tuées délibérément dans des conditions atroces pour la plupart. D’après la vérification d’images et de rapports, ainsi que l’analyse comparative des enquêtes, environ 350 000 personnes ont été blessées et plus de 20 000 arrêtées.
Un décompte macabre mais nécessaire nous donne le vertige. Plus de 40,000 morts en moins de 3 semaines ce sont des chiffres qui relèvent incontestablement du crime de génocide. Cela représente plus de 57,000 morts en un mois.
Si nous le projetons sur la guerre à Gaza qui a duré plus de 2 ans, ce serait l’équivalent d’un million quatre cent morts civils.
Alors oui ce sont des chiffres fournis par une organisation de défense des droits de l’homme, basée à Toronto au Canada.
Cette source est-elle moins sérieuse, moins honnête ou moins scrupuleuse que le Hamas, organisation terroriste dont les chiffres de victimes qu’elle publie nous sont brandis jour après jour comme la vérité suprême et absolue ?
Pourquoi le silence de la communauté internationale ?
A ce jour, l’ONU n’a toujours pas réuni ni le Conseil de Sécurité ni le Conseil des droits de l’Homme, pour traiter de cette situation intolérable et démesurée.
Pourquoi ce double standard ?
Le génocide imaginaire des palestiniens est une stratégie politique qui sert des intérêts populistes et électoralistes que le génocide réel des iraniens risquerait de desservir.
Chronique de Daniel Saada sur Radio J du 25/01/2026
Daniel Saada était ambassadeur d'Israël en France
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