Le chef d'état-major israélien Eyal Zamir a indiqué lors d'une récente évaluation de la situation que selon ses estimations, une attaque américaine contre l'Iran pourrait avoir lieu dans un délai "compris entre deux semaines et deux mois", a rapporté ce dimanche la radio militaire Galei Tzahal.
Selon de hautes sources sécuritaires, les prochaines semaines s'annoncent particulièrement tendues. Dès dimanche, la République islamique entre dans les "Dix Jours de Fajr", marquant le 47e anniversaire de la révolution des ayatollahs. Cette période commémorative, qui s'étend du 1er au 11 février, célèbre l'intervalle entre l'arrivée au pouvoir de l'ayatollah Khomeiny et la chute du Shah.
À la mi-février sera également commémoré le 40e anniversaire de la mort de milliers de manifestants iraniens, tués lors des événements de janvier 1985. Cette succession de commémorations devrait maintenir les tensions à un niveau élevé.
Les services de renseignement israéliens estiment qu'il existe des divergences d'opinions au sein de la direction iranienne concernant les négociations avec les États-Unis. Le guide suprême Ali Khamenei s'opposerait à tout compromis et maintiendrait des positions rigides et intransigeantes. En revanche, d'autres hauts responsables iraniens favoriseraient une approche plus conciliante dans les discussions.
Inquiétudes face à un accord nucléaire partiel
En Israël, l'inquiétude principale porte sur la nature d'un éventuel accord entre Washington et Téhéran. Les responsables israéliens redoutent que le président Trump ne conclue qu'un accord strictement nucléaire, excluant le volet relatif aux missiles balistiques.
"Trump pourra affirmer avoir obtenu un meilleur accord qu'Obama, mais ce sera toujours un mauvais accord pour nous et pour toute la région, car les Iraniens continueront de produire des missiles en quantités astronomiques et de mener des opérations par procuration", ont déclaré des sources sécuritaires.
Concernant l'arsenal balistique iranien, les sources israéliennes précisent qu'à ce stade, contrairement à certains rapports, l'Iran n'a pas encore dépassé le nombre de missiles balistiques qu'il possédait avant la Guerre des douze jours de juin dernier. Toutefois, Téhéran s'en approcherait rapidement, ce qui nourrit les préoccupations israéliennes quant à l'exclusion de ce volet dans d'éventuelles négociations.
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