Le nouveau maire de New York, Zohran Mamdani, a annoncé la fin de l'interdiction de boycott des entreprises israéliennes dans sa ville.
Face à ce péril potentiel, une nouvelle alliance d'affaires vient de voir le jour à New York. La Coalition de la Chambre de commerce New York-Israël, fruit de la collaboration entre la Chambre de commerce de l'État de New York et celle du Grand New York, entend protéger les entreprises juives et israéliennes contre les discriminations économiques à motivation politique.
Cette initiative intervient dans un climat tendu, marqué par l'arrivée du nouveau maire Zohran Mamdani, ouvertement critique envers Israël. Dès son premier jour en fonction, il a révoqué deux décrets de son prédécesseur Eric Adams : l'un interdisant le boycott municipal d'Israël, l'autre reconnaissant la définition de l'antisémitisme de l'Alliance internationale pour la mémoire de l'Holocauste (IHRA), qui inclut la délégitimation d'Israël parmi les formes d'antisémitisme contemporain.
Pour Al Kinel, président de la coalition, ces annulations "envoient un message sur ce qui risque de suivre" et "encouragent d'autres acteurs à se montrer plus agressifs". Si de nombreuses entreprises fondées par des Israéliens se tiennent en alerte, aucun exode massif n'est constaté pour l'instant. "Les Israéliens sont résistants et ne cèdent pas facilement à la panique", assure-t-il.
Mais la coalition ne compte pas se cantonner à un rôle défensif. Elle ambitionne de renforcer les liens entre entreprises israéliennes, clients, partenaires et investisseurs américains, transformant New York en plateforme d'expansion accélérée pour les sociétés israéliennes visant le marché américain.
L'enjeu est de taille : selon l'United States-Israel Business Alliance, quelque 676 entreprises fondées par des entrepreneurs israéliens sont implantées à New York, dont une vingtaine valorisées à plus d'un milliard de dollars chacune. Elles génèrent des dizaines de milliers d'emplois et des revenus fiscaux substantiels.