Wingate, capable de lire les panneaux routiers en trois langues – anglais, arabe et hébreu – consigna ses observations et stratégies dans un épais carnet à couverture rigide en hébreu. Outre ses journaux, photos et plans d’attaque, l’archive éclaire sa vision stratégique et les méthodes qu’il a instaurées : embuscades, opérations nocturnes, initiatives offensives et sorties hors des périmètres, adoptées par ses alliés juifs et ayant eu un impact majeur sur la sécurité de l’État d’Israël.
L’archive de Wingate -1903–1944- contient des documents historiques inédits : journal personnel relatant son activité en Terre d’Israël, photos rares, plans d’attaque, rapports de renseignement et notes sur les stratégies militaires fondamentales dans la lutte moderne contre le terrorisme.

Extrait du carnet en hébreu de Wingate, photo : archives Orde Wingate, Collection Israel, Bibliothèque nationale, en hommage à la famille Federman.
Né dans une famille écossaise chrétienne pratiquante, Wingate fut éduqué dans un esprit pro-sioniste. Officier de renseignement en Palestine, il lia des relations étroites avec les dirigeants du Yishouv et exprima publiquement sa conviction que le peuple juif avait droit à un État indépendant. Ses positions lui valurent l’hostilité des autorités britanniques et son éloignement de la région, sans jamais entamer son soutien à la cause sioniste. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il servit en Afrique et en Asie, atteignant le grade de major général, avant de périr dans un accident d’avion en 1944.
Le Dr Shlomi Shtrit, chef du département Histoire et Patrimoine de la police israélienne et spécialiste de Wingate, fut l’acteur clé pour le retour de l’archive en Israël. L’archive, autrefois vendue à un milliardaire américain et conservée à New York, était sur le point d’être mise aux enchères en 2024. Un représentant britannique écrivit alors : « Je pense que ça doit rester chez vous, en Israël. » Shtrit contacta le procureur général Shay Nitzan et la Bibliothèque nationale, qui firent appel à un donateur juif, Clive Lewis, pour acquérir et offrir l’archive à la bibliothèque. Lewis expliqua que « de tels manuscrits ne doivent pas rester entre des mains privées, mais être accessibles au public, numérisés et intégrés à la mémoire historique. Il est crucial que les documents de Wingate retournent en Israël, là où ils ont été écrits. » C'est donc chose faite.
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