Des parents ayant perdu leurs enfants lors du massacre du 7 octobre exhortent le maire de Jérusalem à bloquer un projet immobilier au cœur de la capitale. En ligne de mire : Bashar al-Masri, homme d'affaires américano-palestinien qui pourrait se voir attribuer un terrain stratégique face à la Vieille Ville pour y ériger un complexe hôtelier.
Rubi Chen, Eyal Waldman et Yizhar Shai, trois parents endeuillés, ont adressé une demande pressante à la municipalité. Ils réclament que la commission régionale d'urbanisme rejette, lors de sa séance de la semaine prochaine, toute concession de terrain à al-Masri. Leur requête intervient alors qu'une action en justice d'envergure est en cours aux États-Unis.
Quelque 200 familles de victimes du 7 octobre ont déposé plainte contre l'entrepreneur, l'accusant d'avoir financé le Hamas et mis à disposition du mouvement terroriste des installations situées dans la Bande de Gaza. Parmi elles figurent un hôtel en bord de mer et une zone industrielle proche de la frontière israélienne.
Selon les éléments présentés devant la justice américaine, ces propriétés abritaient des infrastructures stratégiques du Hamas : un réseau de tunnels, un quartier général des forces commandos maritimes et d'autres installations militaires. "Ces actifs ont été utilisés pour massacrer nos enfants et tuer nos soldats", soulignent les parents dans leur appel.
Le député Amit Halevi s'est saisi du dossier, alertant directement le chef du Shin Bet et la présidente du comité régional de planification, Shira Talmi Babai. "Il est inadmissible qu'un homme ayant soutenu le Hamas et dont les hôtels ont servi de base au terrorisme reçoive de l'État d'Israël un terrain au cœur de Jérusalem, face au Mont du Temple, pour y construire des hôtels et résidences de luxe", a-t-il déclaré, exigeant le retrait immédiat du projet de l'ordre du jour.
Le parlementaire a exprimé son soutien aux familles endeuillées. Il souligne que le dossier judiciaire américain contient "de nombreuses preuves" établissant un lien direct entre les biens d'al-Masri et l'appareil militaire du Hamas.
"Imaginer que l'homme dont l'hôtel a servi de base au massacre du 'Déluge d'Al-Aqsa' puisse obtenir de l'État d'Israël un terrain face au Mont du Temple relève de l'impensable", conclut Amit Halevi, qui compte sur l'intervention du Premier ministre et du maire pour mettre un terme à ce qu'il qualifie de "honte morale".
Suite à cet appel, la mairie de Jérusalem a décidé de retirer de l'ordre du jour de la commission d'urbanisme ''jusqu'à un examen complet et approfondi des éléments''.
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