Les services de sécurité israéliens tirent la sonnette d'alarme. Selon un rapport publié jeudi par i24NEWS, le Shin Bet constate une tendance préoccupante : des citoyens israéliens prennent l'initiative de contacter directement des agents iraniens pour leur proposer leurs services, contre rémunération. Un phénomène qui témoigne d'une vulnérabilité croissante face aux opérations d'espionnage de Téhéran.
Les autorités notent que l'Iran privilégie désormais le recrutement d'Israéliens juifs. Ces deux dernières années et demie, la majorité des tentatives fructueuses ont ciblé des citoyens de tous horizons. Au-delà des risques sécuritaires directs, cette réussite dans le recrutement d'agents locaux porte également atteinte à l'image d'Israël sur la scène internationale.
L'affaire la plus retentissante concerne un jeune combattant de la brigade Givati, enrôlé il y a à peine plus d'un an. Mis en examen pour espionnage au profit de l'Iran et transmission d'informations militaires classifiées, ce soldat en service actif est au centre de ce qu'un haut responsable sécuritaire qualifie de "l'une des affaires les plus graves jamais traitées en Israël".
L'enquête révèle qu'à partir de juillet 2025, le militaire entretenait des contacts réguliers avec les services de renseignement iraniens. Contre de l'argent, il photographiait et filmait des sites stratégiques, y compris depuis l'intérieur de bases de Tsahal. Pire encore, il aurait transmis des données sensibles concernant l'armement, les types de munitions et les moyens de combat israéliens.
Interpellé fin septembre, il fait désormais face à de lourdes accusations : contact avec un agent étranger, transmission de renseignements à l'ennemi, usurpation d'identité et obstruction à la justice.
Dans une autre affaire emblématique, le tribunal de district de Jérusalem a condamné ce matin (jeudi), Elimelech Stern, 22 ans, résidant à Beit Shemesh, à trois ans de prison ferme. Reconnu coupable de contact avec un agent étranger et de complot en vue de proférer des menaces, ce jeune homme a œuvré pendant la guerre pour le compte d'agents iraniens.
Via l'application Telegram, Stern échangeait avec un mystérieux interlocuteur se présentant sous le pseudonyme "Anna Elena". Sur instruction, il accomplissait diverses missions sur le sol israélien : diffusion de messages menaçants, dissimulation de fonds et affichage de tracts. Il est également parvenu à recruter deux complices pour certaines opérations, percevant ses paiements en cryptomonnaie.
Outre l'emprisonnement, Stern devra purger une peine avec sursis et s'acquitter d'une amende de 10000 shekels. Le parquet, qui réclamait sept ans de réclusion, envisage de faire appel devant la Cour suprême. Cette affaire, première du genre depuis le début du conflit à ne pas s'achever par un accord de plaider-coupable, fera vraisemblablement jurisprudence.
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