Dans le cadre de cette initiative de Nir Barkat, ministre de l'économie, dont IsraJ vous parlait dès son lancement début janvier, les chaînes participant à l’appel d’offres doivent proposer le prix le plus bas possible pour un panier de 100 produits de grande consommation sélectionnés par le ministère. En échange, la chaîne gagnante bénéficiera d’une campagne publicitaire financée par l’État d’un montant de 50 millions de shekels, soit 13 millions d'euros. Le prix total du panier proposé devra être inférieur à 1 405 shekels -180 euros- soit sa valeur actuelle sur le marché. Initialement, le ministère devait ouvrir les enveloppes dimanche afin d’identifier l’enseigne ayant soumis l’offre la plus basse.
Le report intervient à l’issue d’une période de questions-réponses qui, malgré sa clôture officielle, a laissé de nombreux distributeurs dans l’incertitude. Lors d’une réunion en visioconférence organisée cette semaine par le ministère de l’Économie avec les enseignes répondant aux critères d’éligibilité - réseaux comptant plus de 40 magasins ou réalisant un chiffre d’affaires annuel supérieur à 3 milliards de shekels - plusieurs acteurs ont demandé un report de la date de soumission.
Selon les distributeurs, cette période coïncide avec la réception des nouveaux tarifs fournisseurs pour la fête de Pessah, ce qui nécessite davantage de temps pour évaluer les implications économiques de la liste des 100 produits retenus. Le ministère a donc accepté de repousser la date de remise des offres de 48 heures.
Le ministre Barkat a toutefois essuyé de vives critiques concernant la composition initiale du panier. Celui-ci comprenait notamment 20 snacks, une proportion jugée excessive de chocolat, trois marques de bière et des boissons énergétiques. On y trouvait également un seul type de pain, non complet, ainsi que des couches Huggies uniquement en taille 6.
Une semaine plus tard, 30 produits controversés ont été retirés du panier et remplacés par d’autres. S’il contient encore une part importante de produits sucrés et de snacks, sa composition est désormais considérée comme plus équilibrée. Du point de vue des petites entreprises, le projet reste toutefois peu porteur : la majorité des produits proviennent de grands groupes, même si certains petits fournisseurs ont été ajoutés, de même que des produits pouvant être inclus sous marque de distributeur.