Les documents récemment rendus publics par le département de la Justice américain relancent des interrogations sur d’éventuels liens entre le milliardaire Jeffrey Epstein et des responsables iraniens, ainsi que sur son implication présumée dans des activités de trafic d’armes et de blanchiment d’argent remontant à plusieurs décennies.
Selon des informations rapportées samedi par le média Iran International, les documents incluent des courriels, des témoignages de tiers et des références issues d’ouvrages et de publications antérieures, faisant état de contacts anciens entre Epstein et des figures iraniennes de premier plan, notamment durant la période de la guerre Iran-Irak dans les années 1980.
Parmi les pièces versées au dossier figure une lettre datée de 2018, rédigée par le biologiste évolutionniste américain Robert Trivers. Celle-ci mentionne une rencontre présumée entre Jeffrey Epstein et l’ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad à New York, à l’issue de discours prononcés par ce dernier devant l’Assemblée générale des Nations unies, au cours desquels il avait tenu des propos particulièrement hostiles à Israël et au sionisme.
Parallèlement, des extraits de l’ouvrage « Une nation sous chantage », publié en 2022, ont récemment circulé sur les réseaux sociaux. Le livre avance que Jeffrey Epstein aurait été impliqué dans des opérations de trafic d’armes avec l’Iran dès les années 1980 et 1990, notamment pendant la guerre Iran-Irak, et aurait participé à des mécanismes de blanchiment d’argent liés à ces activités. L’auteur évoque également des connexions avec des réseaux de renseignement, sans que ces affirmations soient étayées par des documents officiels rendus publics à ce stade.
Steven Hoffenberg, ancien associé d’Epstein, a de son côté déclaré que le milliardaire aurait été initié dès le début des années 1980 aux circuits du trafic d’armes et du blanchiment d’argent. Il a notamment affirmé qu’Epstein aurait été impliqué dans la vente d’armes chinoises à l’Iran par l’intermédiaire d’une entreprise publique chinoise. Ces accusations n’ont toutefois pas été corroborées par des preuves documentaires indépendantes.
Le rapport rappelle également les déclarations passées d’Ari Ben-Menashe, ancien officier du renseignement israélien, selon lesquelles le magnat de la presse Robert Maxwell aurait cherché à associer Epstein à des transactions secrètes impliquant le transfert d’équipements et d’armes d’Israël vers l’Iran, dans le cadre d’opérations clandestines.
Pour rappel et aussi surprenant que cela puisse paraître, Israël a vendu des armes à la République islamique dans les années qui ont suivi la révolution de 1979, en vertu d'un contrat antérieur passé avec le gouvernement du Shah d'Iran.
À ce stade, les autorités américaines n’ont pas confirmé ces allégations, qui reposent essentiellement sur des témoignages indirects et des sources secondaires. Les documents récemment publiés contribuent néanmoins à nourrir les zones d’ombre entourant le parcours et les réseaux de Jeffrey Epstein, bien au-delà des crimes sexuels pour lesquels il a été poursuivi.
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