Ce dimanche, lors d'une conférence dédiée aux réservistes, le journaliste de la chaîne israélienne N12, Amit Segal, a raconté comment il est devenu, l'espace de quelques minutes, un canal de renseignement d'urgence pour le sommet de l'État.
Pendant la première semaine de la guerre, quelques jours après le massacre du 7 octobre, Segal reçoit un appel de détresse de Gilad Ach, président de l'organisation Ad Kan, alors en poste au kibboutz Dan, à la frontière avec le Liban. Le constat sur le terrain est terrifiant : la frontière est poreuse, les défenses sont minimes, et le Hezbollah semble en mesure de lancer une offensive à tout instant. « Il faut que je parle à quelqu'un », implore alors Ach.
Conscient de la gravité de la situation et quittant son rôle de journaliste, Amit Segal commence par contacter le ministre de la Défense, Yoav Gallant, qui ne répond pas.
Il cherche alors à joindre le bureau du Premier ministre. « J'ai précisé que cela n'avait rien à voir avec mon travail de journaliste, mais que l'information devait remonter », explique-t-il. La transmission est efficace : en seulement trois minutes et demie, une conférence téléphonique est organisée entre le témoin sur le terrain, le journaliste et les conseillers de Binyamin Netanyahou.
Cette intervention soulève aujourd'hui une question cruciale sur la chaîne de décision qui a mené à l'évacuation des localités du nord d'Israël. Si Segal ne peut affirmer avec certitude que son appel a été l'élément déclencheur, la rapidité de la réaction gouvernementale suggère que cette alerte "citoyenne" a pesé lourd dans l'évaluation de la menace.
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