Les ministres israéliens Israël Katz et Bezalel Smotrich, à l’origine de ces mesures, ont obtenu, hier l’approbation du cabinet politico-sécuritaire pour modifier en profondeur les règles foncières et les procédures d’acquisition dans les zones sous contrôle palestinien -A-, ouvrant la voie à la démolition de bâtiments palestiniens. Des mesures qui marquent un tournant profond dans la gestion civile, foncière et administrative du territoire
En réaction, les ministres des affaires étrangères de huit pays, dont l’Égypte, la Jordanie et les Émirats arabes unis, ont publié une déclaration conjointe dénonçant ces actions comme une « imposition illégitime de souveraineté ». Du côté palestinien, le président Mahmoud Abbas a qualifié les décisions de « escalade sans précédent », portant atteinte aux droits historiques et nationaux du peuple palestinien et violant les accords existants.

Jibril Rajoub, secrétaire du comité central du Fatah, a quant à lui comparé Israël à des « nouveaux nazis », accusant le pays de vouloir effacer la Palestine, son peuple, son histoire et ses lieux saints. Selon lui, ces mesures violent ouvertement le droit international, menacent la stabilité régionale et défient la communauté internationale.