Len Blavatnik a choisi d’engager la vente de la chaîne israélienne Reshet 13 au profit d’un groupe conduit par Patrick Drahi.
Au cours des dernières semaines, deux groupes principaux ont mené des négociations avec Blavatnik en vue de l’acquisition de Reshet 13. Le premier, le groupe des high-techistes, conduit par le fondateur de Wiz, Assaf Rappaport, réunit plus de vingt investisseurs et prévoit d’injecter 100 millions de dollars dans la chaîne sur trois ans, principalement dans les contenus et le renforcement de la rédaction. Le second groupe est dirigé par Patrick Drahi, propriétaire de Hot et de la chaîne i24News, qui a procédé le mois dernier à un plan de licenciements touchant plusieurs dizaines de salariés.
En vertu de la législation actuelle, Drahi ne peut pas détenir simultanément le contrôle d’un fournisseur de télévision multichaînes (Hot) et d’une chaîne de télévision. La loi l’autorise toutefois à posséder jusqu’à 15 % du capital de Reshet 13. Initialement, Drahi souhaitait acquérir seulement une partie des actions de la chaîne, mais Blavatnik cherche à céder l’intégralité de sa participation. La semaine dernière, TheMarker a rapporté que Drahi s’était associé au directeur général de Reshet 13, Emiliano Calemzuk, qui n’avait pas réussi à lever des fonds de manière indépendante. Cette association vise à permettre à Blavatnik de transférer le contrôle de la chaîne à un tiers, tout en évitant un conflit de propriété croisée pour Drahi.
Vendredi dernier, des représentants de Blavatnik ont informé de leur intention de signer un protocole d’accord avec le groupe Drahi, après avoir reçu des signaux de la sphère gouvernementale selon lesquels l’approbation réglementaire d’une vente aux high-techistes prendrait beaucoup de temps, tandis qu’une transaction avec Drahi bénéficierait d’un feu vert plus rapide.
La question du calendrier réglementaire joue un rôle central dans la décision de Blavatnik, contraint de continuer à financer la chaîne tant que la vente n’est pas finalisée. Dans un environnement juridique complexe, la perspective d’une procédure longue et incertaine constitue un risque supplémentaire. Si la structure envisagée respecte formellement les limites de propriété croisée prévues par la loi, les autorités devront également évaluer l’influence réelle que pourrait exercer Patrick Drahi sur la chaîne.
Au-delà des aspects juridiques, une éventuelle acquisition soulève également des préoccupations en matière de pluralisme et de concurrence, notamment en raison des difficultés financières d’i24News et des craintes d’une concentration des activités. Autant d’éléments qui devraient peser dans l’examen réglementaire de la transaction.
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