Le Grand Rabbinat d'Israël ouvre ce jeudi les inscriptions à l'ensemble de ses examens de certification rabbinique aux femmes, après avoir résisté pendant des mois à l'application d'un arrêt de la Cour suprême. Les inscriptions sont ouvertes jusqu'à fin février, et les premiers examens se tiendront après Pessa'h, au mois d'Iyar.
Tout commence en juillet 2025, lorsque la Cour suprême, saisie par six femmes soutenues par plusieurs organisations féministes religieuses dont Etim, Kolech et le centre Rackman, ordonne au Rabbinat d'ouvrir ses examens aux femmes. Le juge Noam Solberg avait alors tranché sans ambiguïté : exclure les femmes de ces examens constitue « une discrimination interdite, sans justification aucune ».
Face à cet arrêt, le Rabbinat avait tenté de trouver une parade pour contourner la décsion. Il avait d'abord proposé de n'ouvrir que deux matières sur l'ensemble du programme, avant de demander un réexamen de l'affaire. Il avait suspendu la tenue de tous les examens — y compris pour les hommes — afin d'éviter d'avoir à appliquer la décision. En novembre, le président de la Cour suprême, le juge Itshak Amit, avait rejeté cette dernière tentative de résistance, dénonçant explicitement une « tentative de contourner une décision judiciaire explicite ».
Si les organisations requérantes saluent « un événement historique », le communiqué du Rabbinat annonce en effet la création d'une « commission professionnelle » chargée de réformer les critères des examens — une perspective que certains interprètent comme une porte ouverte à de nouveaux obstacles. Sur le site d'inscription, un message avertit déjà les candidates que « les conditions préalables et les exigences sont susceptibles d'être modifiées » et que tout nouveau dispositif s'appliquera « à l'ensemble des candidats, y compris ceux qui en sont à leur premier examen ».
Dans leur communiqué, le Rav David Yossef et le Rav Kalman Bar célèbrent les examens rabbiniques comme « une œuvre spirituelle considérable » et ne mentionnent à aucun moment l'ouverture aux femmes. Ils ont en revanche promis de veiller à ce que « seul celui qui est digne selon la Halakha » obtienne un diplôme — une formulation que les associations féministes lisent comme une preuve de la réticence persistante au sein de la plus haute institution rabbinique de mettre en oeuvre la décision de justice.
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