A l'occasion des 20 ans de l'assassinat d'Ilan Halimi, le Président Emmanuel Macron a accordé une interview à Frédéric Haziza sur Radio J.
L'entretien s'est déroulé à l'Elysée alors que le chef de l'Etat français a planté vendredi dernier un chêne à la mémoire d'Ilan Halimi dans les jardins du palais présidentiel.
Le Président s'est longuement exprimé sur l'antisémitisme en France, insistant sur le fait qu'il s'agit de ''l'affaire de chaque Français et chaque Française''. Il a dit comprendre le quotidien difficile des Juifs de France et appelé tous les Français à ne pas laisser passer les actes et les propos antisémites.
Emmanuel Macron a dénoncé ceux qui ''opposent la lutte contre l'antisémitisme et la lutte contre le racisme''.
Concernant l'insulte ''génocidaire'' employée de plus en plus souvent contre des Juifs français qui soutiennent Israël, le Président français a tenu à être clair: ''Nous ne pouvons pas accepter qu'un de nos enfants, quelque Français que ce soit, soit accusé d'être génocidaire. C'est une inversion des valeurs, à laquelle il ne faut rien céder''.
Le locataire de l'Elysée estime que la France a ''bien tenu'' tout en ayant sur son sol la plus grande communauté juive et la plus grande communauté arabo-musulmane d'Europe''.
Il a, par ailleurs, affirmé qu'une loi imposant l'inéligibilité de toute personnalité condamnée pour racisme ou antisémitisme.
Le Président français a été ensuite interrogé sur LFI qu'il a classé ''sans mystère'' à l'extrême-gauche.
Il a ensuite été interrogé sur la question de savoir si ce parti faisait ''partie de l'axe républicain''. ''Je constate'', a répondu le Président, ''que dans les positions qu'ils prennent, en particulier sur la question de l'antisémitisme, ils contreviennent à des principes fondamentaux de la République et a des valeurs de la République''.