C'est une décision qui suscite la colère. En septembre dernier, une étudiante de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne avait exclu plusieurs condisciples d'un groupe Instagram, leur signifiant sans détour : « Si d'autres sionistes comme ceux que j'ai déjà retirés sont présents, vous pouvez quitter le groupe. On ne veut pas de vous ici. » Les étudiants concernés auraient été ciblés en raison de leur nom de famille, selon les plaignants. L'étudiante mise en cause conteste cette version, affirmant avoir agi non pas sur critères identitaires, mais parce que ces personnes suivaient des comptes militaires pro-israéliens.
Cinq mois après les faits, la section disciplinaire de la Sorbonne — composée à parité d'étudiants et d'enseignants — a décidé de ne prononcer aucune sanction à l'encontre de l'étudiante. Une décision que la direction de l'université a immédiatement contestée en faisant appel. L'affaire avait pourtant suscité une réaction vive du ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, qui avait appelé à une « tolérance zéro » face à ces actes, dénonçant un antisémitisme qui s'invite « malheureusement, jusque dans nos universités ».
L'absence de sanction universitaire ne signifie pas pour autant la fin des poursuites. Mercredi, l'étudiante est convoquée devant le tribunal correctionnel pour « harcèlement scolaire » et « provocation non publique à la haine raciale ». C'est désormais à la justice de trancher.
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