Selon des responsables israéliens, il n’existe « aucun lien entre le front libanais et le front iranien ». Cette approche vise à empêcher toute logique de contagion entre les deux conflits et à maintenir une liberté d’action sur chacun d’eux. « Le Hezbollah doit payer le prix de ses actions. C’est une opportunité unique de créer un levier inédit pour le désarmer », a affirmé un haut responsable.
Sur le terrain, les frappes se sont poursuivies ces dernières heures à travers le Liban, tandis que l’activité terrestre s’intensifie dans le sud du pays avec l’engagement de renforts supplémentaires. Cette dynamique traduit une volonté claire : maintenir une pression constante sur le Hezbollah, indépendamment du calendrier ou de l’évolution du front iranien.
Cette stratégie reste toutefois étroitement liée à la position américaine, notamment sur la poursuite des opérations au Liban et les risques d’escalade régionale.
Les chiffres témoignent de l’ampleur des opérations menées par Tsahal sur les deux fronts :
En Iran, jusqu’à hier soir, plus de 12 000 munitions ont été larguées, dont environ 3 600 à Téhéran. L’armée de l’air a mené près de 8 500 frappes au cours de 5 700 sorties aériennes. En parallèle, environ 550 missions ont visé le centre et l’ouest de l’Iran, et une cinquantaine ont pénétré en profondeur sur le territoire.