Plusieurs installations clés du programme nucléaire iranien ont été visées par des frappes israéliennes ce samedi, notamment le complexe d’eau lourde de Arak et une usine de production de « yellowcake » située près d’Ardakan. Ces sites jouent un rôle central dans les différentes voies d’accès à l’arme nucléaire.
Selon les autorités iraniennes, les attaques, menées en deux vagues, n’ont fait aucune victime et n’ont provoqué aucune fuite de matières radioactives.
Le réacteur d’Arak, au cœur de la filière plutonium
Le complexe de Khondab, à proximité d’Arak, abrite un réacteur à eau lourde capable de produire du plutonium de qualité militaire. Ce type d’installation offre une alternative à l’enrichissement de l’uranium pour la fabrication d’une arme nucléaire.
Situé à environ 250 kilomètres au sud-ouest de Téhéran, le site avait déjà été endommagé lors de la « guerre des Douze Jours » en juin. Des images satellites avaient alors révélé des dégâts significatifs, notamment sur le dôme du réacteur.
Dans le cadre de l’accord nucléaire de 2015, l’Iran s’était engagé à modifier la conception de cette installation afin d’en limiter les usages militaires. Toutefois, plusieurs rapports ont depuis évoqué des efforts visant à préserver la possibilité d’un retour à sa configuration initiale.
Ardakan, maillon clé de l’enrichissement de l’uranium
L’autre site visé, situé près d’Ardakan dans la province de Yazd, est dédié à la production de « yellowcake », une poudre d’uranium concentré issue du traitement du minerai extrait notamment de la mine de Saghand.
Ce matériau constitue une étape intermédiaire essentielle : transformé ensuite en gaz, il alimente les centrifugeuses utilisées pour l’enrichissement de l’uranium. D’après les données de l’Agence internationale de l’énergie atomique, l’installation dispose d’une capacité de production d’environ 50 tonnes par an.
Contrairement au site d’Arak, cette usine n’avait pas été touchée lors des précédentes frappes.