Une plainte pénale a été déposée ce dimanche auprès de la Cour pénale internationale de La Haye ainsi qu’auprès de la conseillère juridique du gouvernement israélien, visant le Qatar et des sociétés de renseignement privées britanniques. L’organisation Shurat HaDin les accuse de faits graves, notamment d’entrave à la justice et de soutien à une organisation terroriste.
Cette démarche fait suite à des révélations de la presse internationale selon lesquelles le Qatar aurait cherché à influencer le procureur en chef de la CPI, Karim Khan, pour qu’il avance sur les mandats d’arrêt visant le Premier ministre Benyamin Netanyahu et l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant, en lui assurant qu’« on s’occuperait de lui ».
Selon ces mêmes informations, une opération de renseignement liée au Qatar aurait également ciblé la plaignante dans l’affaire d’agression sexuelle visant Karim Khan, avec l’appui de sociétés privées britanniques.
Dans la plainte adressée au bureau du procureur de la CPI, Shurat HaDin affirme que « les actions attribuées au Qatar constituent une entrave aux procédures judiciaires et une violation du Statut de Rome », qui interdit toute tentative d’intimidation ou d’influence indue sur les responsables du tribunal. L’organisation demande que, si ces faits sont confirmés, ils soient pris en compte dans un réexamen des mandats d’arrêt contre Netanyahou et Gallant.
Parallèlement, dans une lettre adressée à la conseillère juridique du gouvernement, Gali Baharav-Miara, l’organisation appelle à l’ouverture d’une enquête pénale en Israël. Elle estime que les faits reprochés à Karim Khan, à des responsables qataris et aux sociétés de renseignement concernées constituent également des infractions au regard du droit israélien, notamment pour soutien présumé au Hamas. Selon elle, ces actes relèvent de la juridiction israélienne car ils portent atteinte à la sécurité nationale et aux relations extérieures du pays.
La fondatrice et présidente de Shurat HaDin, l’avocate Nitsana Darshan-Leitner, a vivement dénoncé la situation : « la Cour pénale internationale n’est pas seulement une instance politique, mais aussi une institution corrompue ». Elle a accusé le Qatar d’exercer une influence financière sur des responsables et institutions à travers le monde, et qualifié les mandats d’arrêt de « calomnie », estimant qu’ils ont alimenté une campagne de délégitimation contre Israël et contribué à une hausse de l’antisémitisme à l’échelle internationale.
Pour rappel, en mai 2024, Karim Khan avait annoncé son intention de demander des mandats d’arrêt contre Benyamin Netanyahou et Yoav Gallant pour des accusations liées à des crimes de guerre présumés dans la bande de Gaza. Peu après, des allégations d’agressions sexuelles avaient été formulées à son encontre par une collaboratrice. Dans ce contexte, certains observateurs évoquent un possible conflit d’intérêts et une instrumentalisation politique des procédures de la CPI.
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