Les frappes de missiles et de drones menées par l'Iran contre la base navale américaine de Bahreïn ont causé des dégâts bien plus importants que ce qui avait été jusqu'ici reconnu publiquement. Plusieurs projectiles ont réussi à percer les défenses américaines, endommageant notamment une partie du quartier général de la Ve flotte, des installations de communication et au moins une douzaine de bâtiments.
Située à seulement 240 kilomètres des côtes iraniennes, la base de Bahreïn constitue depuis plus de cinquante ans le principal point d'appui naval des États-Unis au Moyen-Orient, et joue un rôle clé dans la sécurisation des voies maritimes, la lutte contre les trafics d'armes et la protection de la navigation dans le Golfe.
Le coût des réparations est estimé à près de 400 millions de dollars, un montant qui ne tient pas compte des équipements détruits à l'intérieur des bâtiments. Si aucune victime n'est à déplorer, des responsables américains estiment que ces attaques ont mis en évidence la vulnérabilité de certaines infrastructures militaires américaines face aux capacités balistiques et aux drones de précision développés par l'Iran.
Ces dommages, auxquels s'ajoutent les attaques ayant visé une vingtaine d'autres installations américaines dans la région, ont conduit le Pentagone à réévaluer son déploiement au Moyen-Orient. Plusieurs scénarios sont étudiés, dont la réduction de la présence américaine dans le Golfe, le transfert de certains centres de commandement sous terre et la dispersion des capacités militaires vers des sites jugés moins exposés.
Selon le Wall Street Journal, Israël fait partie des options examinées pour accueillir certains moyens militaires américains. Durant la guerre contre l'Iran, le pays a déjà hébergé des dizaines d'appareils américains, notamment des avions de combat et des ravitailleurs, renforçant l'hypothèse d'une présence américaine accrue sur son territoire.