Le Conseil pour la paix, institué par le président Trump, a publié mercredi une déclaration sans équivoque contre l'UNRWA, écartant l'agence onusienne de tout rôle dans la reconstruction de la bande de Gaza. « L'UNRWA n'a pas sa place dans le nouveau Gaza, affirme le communiqué. Nous tournons la page et mettons fin au cycle de dépendance continue à l'aide humanitaire et au conflit. Les habitants de Gaza méritent mieux. »
Cette prise de position a été rendue publique en même temps qu'une déclaration de la mission américaine auprès de l'ONU, qui a appelé les États membres à réorienter leur financement vers le Conseil de la paix plutôt que vers l'UNRWA. « Les États membres de l'ONU ont le choix, a averti la mission américaine : financer l'incitation à la violence, le terrorisme et la stagnation par leurs engagements financiers envers l'UNRWA, ou financer le Conseil de la paix, offrant ainsi au peuple de Gaza la voie de la paix et de la prospérité. L'histoire n'oubliera pas. »
Le Conseil de paix est un organisme international créé dans le cadre du plan américain de reconstruction de Gaza porté par l'administration Trump. Il se veut une alternative aux mécanismes d'aide existants, avec pour objectif affiché de favoriser la reconstruction, la stabilité et le développement économique du territoire, en rupture avec un modèle d'assistance qu'il juge responsable d'une dépendance durable sans solution pérenne.
Cette annonce s'inscrit dans le prolongement du bras de fer que mène Israël contre l'UNRWA depuis plusieurs années. L'État hébreu reproche à l'agence d'avoir dépassé le cadre de sa mission humanitaire et d'avoir compté parmi ses employés des personnes impliquées dans des activités terroristes, notamment lors de l'attaque du 7 octobre. Israël l'accuse également d'entretenir la question des réfugiés palestiniens et de diffuser, dans ses établissements scolaires, des contenus incitant à la haine. Ce contentieux avait déjà conduit la Knesset à adopter une loi restreignant les activités de l'UNRWA sur le territoire israélien, ainsi qu'à la démolition de son siège à Jérusalem.