"L’intimité entre le chef du Shabak et le Premier ministre est d’une grande importance. Je ne pense pas qu’il soit juste de la compromettre, afin de garantir le bon fonctionnement des relations de travail et la transparence essentielle entre eux. C’est pourquoi, pour l’instant, je garde pour moi tout ce qui s’est passé en privé entre moi et le Premier ministre. Il est clair que je possède de nombreuses informations, que je pourrais utiliser, mais je choisis de ne pas le faire pour ces mêmes raisons."
Lorsqu'on lui a demandé dans quelles circonstances il révélerait ces informations, il a répondu :
"Si je pense que l’État d’Israël est en danger ou si j’arrive à la conclusion que le Premier ministre agit illégalement, alors, s’il n’y a pas d’autre choix, je dirai tout ce que je sais et que j’ai jusqu’à présent gardé pour préserver l’importance du lien entre le chef du Shabak et le Premier ministre."
Binyamin Netanyahou a vivement réagi à ce qu'il a qualifié de ''menaces'' et de ''chantage'', de la part de l'ancien chef du Shabak mais aussi de l'actuel, Ronen Bar: "Ce soir, une nouvelle ligne rouge dangereuse pour la démocratie israélienne a été franchie", a déclaré Netanyahou. "Jamais, dans toute l’histoire d’Israël et des démocraties, un ancien chef des services secrets n’a exercé un chantage en direct contre un Premier ministre en exercice. Ce crime s’ajoute à une série de menaces et de pressions exercées ces derniers jours à travers des briefings médiatiques, orchestrés par l’actuel chef du Shabak, Ronen Bar", a-t-il affirmé.
"Le seul objectif est d’essayer de m’empêcher de prendre les décisions nécessaires pour réformer le Shabak après son échec cuisant du 7 octobre. Que ce soit clair : ces menaces criminelles dignes de la mafia ne m’intimideront pas. Je ferai ce qui est nécessaire pour assurer la sécurité des citoyens d’Israël."
Le Shabak a réagi à ces accusations en déclarant : "Il s'agit d'une accusation grave contre le chef d'un organisme étatique israélien. Ronen Bar consacre tout son temps aux questions de sécurité, aux efforts de libération des otages et à la défense de la démocratie. Toute autre affirmation à ce sujet est totalement infondée."
