La tension atteint un nouveau sommet entre l’État et le monde ultra-orthodoxe. Dans la nuit de mardi à mercredi, trois étudiants de yeshiva ont été arrêtés par la police militaire, accusés d’avoir refusé de se présenter au bureau de recrutement. Les jeunes hommes étudient à la yeshiva « Itri » à Jérusalem, à « Ateret Shlomo » (dirigée par le rabbin Sorotzkin) à Rishon Lezion, et à « Neve Eretz ».
Ces arrestations, considérées comme parmi les plus marquantes depuis la reprise de la campagne de conscription forcée, provoquent un véritable séisme dans le monde haredi. Pour de nombreux rabbins, elles symbolisent une atteinte directe à la liberté religieuse et à la centralité de l’étude de la Torah dans la société juive.
Le député Meir Porush (Judaïsme unifié de la Torah) a fustigé une « campagne de persécution religieuse » menée par la procureure générale Gali Baharav-Miara : « Quiconque arrête des étudiants de yeshiva nuit au peuple d’Israël et provoque une rupture dangereuse », a-t-il averti.