Le budget inclut une augmentation des salaires militaires, une refonte du système d’acquisition d’armements - jugé trop lent et coûteux -, ainsi que des dispositions liées aux opérations menées contre les « bateaux de la drogue », pilotées par le secrétaire à la Défense Pete Hegseth. Une clause contraint d’ailleurs Hegseth à publier toutes les directives relatives à ces frappes, y compris les vidéos non montées, après une opération controversée du 2 septembre qui a abouti à la mort de 11 personnes.
Le texte prévoit aussi la suppression de 1,6 milliard de dollars consacrés aux projets climatiques ; l’abrogation de l’autorisation légale de la guerre d’Irak -2002 et la levée définitive des sanctions américaines contre la Syrie, ce qui a provoqué des célébrations à Damas.
Un volet Israël très substantiel : 500 millions pour les systèmes de défense
Le budget 2026 accorde une place centrale au partenariat militaire avec Israël. Plusieurs enveloppes sont spécifiquement dédiées : 500 millions de dollars pour les programmes conjoints de défense aérienne -Dôme de fer, Fronde de David, système Arrow-, .80 millions pour un projet bilatéral de détection et cartographie des tunnels, 35 millions pour des coopérations avancées en IA, cybersécurité, robotique et technologies quantiques et 70 millions pour élargir les programmes de lutte anti-drones et intégrer davantage de systèmes autonomes dans toutes les branches de l’armée.
Le texte exige par ailleurs la création d’un groupe de travail américano-israélien chargé d’examiner l’intégration des industries de défense israéliennes au National Technology and Industrial Base, la structure stratégique qui regroupe aujourd’hui les industries américaines, canadiennes, britanniques et australiennes.